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Notre propriété
se situe dans le Sud de la France, à 30
km à l'Ouest de Nîmes. A mi-chemin
entre Méditerranée et montagne cévenole,
nous bénéficions d'un climat méditerranéen,
très ensoleillé et parfois torride en
été, avec cependant une centaine de
nuits de gel en hiver. Le mas, entouré
par ses vignes comme le veut la tradition,
est blotti au milieu de collines
couvertes de garrigue, où se mélangent
pins, chênes verts et plantes
aromatiques comme le thym et le romarin.
L'ensemble est très sauvage puisque nos
plus proches voisins sont à deux kilomètres
et que moins du tiers du territoire est
cultivé.
Après des études d'ingénieurs
agronomes, ma femme et moi-même nous
sommes installés sur la propriété
familiale qu'est le domaine Costeplane.
Nous avons ainsi continué une longue
lignée de paysans puisque la famille
Coste est propriétaire dans cette
commune de Cannes-et-Clairan depuis
plusieurs siècles. Nous avons en effet
des traces de différents actes de vente
collectés par maître Massip, notaire
royal à Sauve le 1° août 1673, actes
datant de 1405, 1479, ou encore 1509. Il
ne reste en fait de ces temps lointains
que les ruines d'une église, quelques débris
de tuiles dans le haut d'une vigne de
Syrah, et surtout un magnifique chêne
vert situé à un coin du mas
actuel.
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La partie la plus ancienne de
celui-ci date de 1850, et chaque génération
apporta sa pierre à l'édifice, l'adaptant
aux opportunités de son époque. Le bâtiment
comprit donc, successivement ou simultanément,
une bergerie, un chai de vinification,
des magnaneries (élevages de vers à
soie), et aussi évidemment une écurie
de 8 places pour abriter les chevaux nécessaires
à la culture, et qui ne disparurent qu'en
1960.
L'emplacement fut choisi à cause du rocher
affleurant permettant des fondations solides, et
surtout à proximité d'un puits. Celui-ci est
maintenant à sec la moitié de l'année,
montrant ainsi un assèchement du climat, et un
second fut creusé une centaine de mètres en
contrebas. Et nous restons indépendants pour l'eau,
isolement oblige.
Lors de notre installation, en 1982, la cave du
domaine était fermée depuis dix ans, quand mon
grand-père avait arrêté son activité. Nous
avons commencé par replanter des vignes
permettant de produire des vins de bonne qualité,
avec des cépages tels que le Grenache, la Syrah,
ou le Chardonnay. En 1988, nous avons profité de
la fusion de la cave coopérative de la commune
avec la cave voisine, pour rouvrir
Costeplane.
Ce passage en cave particulière nous a permis de
concrétiser un rêve de longue date : travailler
selon les règles de l'agriculture biologique, et maintenant en biodynamie.
Le vignoble est implanté sur des terrains argilo-calcaires,
plus ou moins riches. Nous avons "hérité
" de cépages peu qualitatifs, comme l'Aramon,
que nous avons fini d'arracher en 1994, et le
Carignan, dont les 15 hectares originels
diminuent peu à peu, pour arriver à 5 en 2013.
Depuis notre arrivée, nous avons replanté des cépages
plus intéressants, capables de produire des vins
qui nous font plaisir, comme le Chardonnay, le Cabernet-Sauvignon, le Merlot, le Grenache, la
Syrah, ou encore le Vermentino.
En conclusion, nous voulons rester une petite
structure, où nous sommes 5 personnes, dont ma
femme et moi-même, pour rester directement au
contact avec les vignes et le vin. Nous
produisons ainsi 200 000 cols par an, sur environ 30 hectares de vigne. Nous sommes fiers
de voir que chaque année nous sommes parmi les
domaines gardois les plus médaillés à différents
concours régionaux ou nationaux et heureux de
pouvoir apporter une bouteille d'un millésime
que nous n'avons plus à la vente quand nous
allons chez des amis (voir Palmarès).
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